État des lieux de l'éolien en France

L’énergie éolienne est la transformation de la force du vent en énergie électrique. Utiliser le vent pour créer une énergie domestique était une pratique courante auparavant dans les moulins afin de moudre les céréales, presser les huiles et pomper l’eau destinée à l’irrigation ou à la boisson. Depuis le XXème siècle, ce système a été remplacé par des minoteries qui fonctionnent avec des pompes électriques et des machines à vapeur. Ces dernières décennies, l’énergie issue du vent, qu’elle soit domestique ou industrielle, prend de l’ampleur en France.

 

État des lieux de l’utilisation de l’énergie éolienne en France

 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la France, par sa situation géographique et sa taille, détient le 2e gisement éolien d’Europe, derrière la Grande-Bretagne. D’après une carte du gisement éolien français (fournie par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), l’Ouest du pays, de la vallée du Rhône en Vendée au Pas-de-Calais et la côte languedocienne sont des zones terrestres fortement et régulièrement ventées. Selon cette même source, l’estimation du potentiel éolien offshore français est de 30 000 MW. L’année dernière, la France, avec 20,7 TWh de production éolienne, occupait la 4ème place européenne au rang des plus grands producteurs de cette énergie. L’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni occupent respectivement les trois premières places du classement.

 

Dans cet état des lieux, il est important de noter qu’en plus de produire son énergie éolienne, la France consomme elle-même cette énergie. Il est intéressant de constater cette consommation dans l’Hexagone. Le Grand Est, par la production éolienne, se taille la part du lion avec 10,7% de taux de couverture de la consommation (TCC). Avec respectivement 9,5% et 8,7% de TCC, Hauts-de-France et Centre-Val de Loire occupent les positions d’honneur. Avec tout juste 0,1% de TCC, la dernière place est occupée par l’Île-de-France.

 

Une énergie pour le domestique et le professionnel

 

Des travaux sont actuellement en cours afin de joindre cette forme d’énergie au réseau électrique. À la fin de l’année 2016, 662 MW étaient raccordés au Réseau de Transport d’Électricité et 11 008 MW aux réseaux de distribution, sur les 11 670 MW éoliens installés sur le territoire français. En outre, les schémas régionaux climat-air-environnement ont fixé pour 2020 un objectif de 28 600 MW, ce qui augmentera de manière conséquente l’utilisation de cette énergie par les foyers.

 

Cette ressource énergétique, dans sa version professionnelle, est de plus en plus encouragée à passer aux énergies vertes. Ces dernières sont moins polluantes que les énergies fossiles. En 2012, le gouvernement français avait pourtant pris l’engagement de réduire de 50% la consommation du nucléaire d’ici à 2025. L’état des lieux indique qu’entre 2005 et 2014, la France est partie de la 11e à la 16e place du classement européen en part d’énergies renouvelables. La conclusion est donc claire : il y a encore du chemin à faire.

 

 

 

Fait avec    by windelectric.fr